Manifestation 23 Fevrier 2019

  • 23 February 2019
  • mickael.mottier

Paris 10h40, deja 500 personnes sur place alors que le cortège doit commencer son parcours a 13h00. Distribution de tracts sur le RIC et la constitution. Jérôme Rodrigues est sur place sans son cache œil, montrant les dégâts que font les forces de l'ordre sur les manifestants. On ne peut pas dire qu'il est dangereux et violent, il participe et prône le pacifisme avant toute chose. Il va même jusqu'à aider ceux qui, lors de manifestations, sont pris a partie, dans le gaz et/ou encerclé par les forces de l'ordre. En attendant le départ du cortège, les gilets jaunes s’échauffent pour faire du bruit, par des chansons accompagnées parfois avec des musiciens, les motos présentes font rugir leur moteur, filmés et photographiés par des journalistes et les touristes. Un peu avant 13h00, le cortège commence a avancer, à l'avant les CRS ouvrent la voie permettant d'orienter et de contenir les gilets jaunes. Le long des rues, les forces de l'ordre suivent la manifestation, permettant une surveillance des possibles détracteurs/casseurs et donc d'avoir des citoyens plus serein lors du mouvement. A 14h30, le décompte effectué par nos soins, totalisant 5700 citoyens sur la manifestation ayant débuté sur l'avenue des Champs Elysée fait environ 1km de long. L'ensemble du trajet déclaré a été respecté, finissant a 17h au Trocadéro. Il y a eu deux arrestations durant la manifestation, l'une pour un seul individu par 8 policiers BAC sur le mi parcours. Une autre a été effectué mais nous n'avons pas plus d'informations précises, n'ayant pas vu cette dernière. Le plus gros problème est arrivé sur le Trocadéro ou des individus ont désapprouver le blocage par les forces de l'ordre de toutes les rues, voici la description de ce que nous avons pu voir: Arrivé sur place, nous décidons de donner tout de suite la possibilité a ceux qui ne veulent pas être pris a partit, comme toujours, de prendre le premier métro avant que les forces de l'ordre ou les esprits échauffés ne dépassent les limites du raisonnable. On sent en effet une pression, se posant la question de ce qui peut arriver avec toutes les personnes sur si peu de place. Après quelques minutes, des CRS se créent un passage poussant et faisant peur a tout le monde pour finir en plein milieu de la rue, on ne sait pas pourquoi, se faisant huer par bon nombre de personnes, comme si ils allaient charger. C'est une seconde provocation qui sera celle de trop, certains commençant a jeter des bouteilles de plastiques, puis de verre. Les CRS relancent les projectiles encore intact sur les manifestants. C'est fini, tout le monde commence a courir dans tous les sens, des grenades lacrymogène sont lancés, les premiers blessés se voient, certains parce qu'ils sont a terre, d'autres parce que l'on entend les cris des manifestants "STREET MEDICS" ici et la, rien de grave, mais on ne comprend pas obligatoirement les raisons qui les ont poussés a créer cette panique. Le groupe que nous étions s'est retrouvé divisé en 4 ou 5 parties, entre ceux qui ont pris peur, puis ceux qui ont suivi d'autres sans prendre attention au reste, comme pour aller se protéger de ce que l'on ne voit pas, on fait comme les autres. La force de notre groupe est surement la possibilité de se retrouver très facilement grâce a un étendard unique que tout le monde retrouve facilement. Nous ressortirons 1h après par plusieurs rue différentes, les gendarmes nous expliquant de prendre telle ou telle rue, mais les CRS ont ordre de faire passé par petits groupes, afin d'éparpiller tout le monde sur différents axes, petit a petit. Notre groupe sera donc divisé en trois et chacun regagnera le métro le plus proche pour rentrer. Cette manifestation fut une journée agréable dans l'ensemble, les gendarmes sont toujours aussi sympathique, répondant agréablement aux questions des manifestants. Les CRS eux, sont beaucoup moins agréables, on ne voit pas trop de sourire ou même de réponse de leur part. Seuls les responsables répondent parfois, mais ce jour la, nous n'aurons aucune réponse a nos questions.